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✔️Économie de fonctionnalité, Retail et mines urbaines

Dernière mise à jour : 23 août


En 2022, la « seconde vie » est devenu le nouvel eldorado : toutes les marques ont désormais leur corner «seconde vie».


En revanche, seuls, quelques projets semblent pointer leur doigt autour de «l’économie de la fonctionnalité ». Récemment, Decathlon a présenté les résultats de son test, précisant que ce dernier était largement profitable.

  1. si tu es novice et si tu te poses des questions comme « c’est quoi, l’économie de la fonctionnalité et quel intérêt ? », voici en quelques lignes un récap :


. L’économie de fonctionnalité est souvent réduite à « location » ou « abonnement » mais en réalité, c’est un concept global plus large au bénéfice du client et de la planète : proposer à votre client d’acheter l’USAGE qui lui correspond au lieu de se limiter simplement à l’acquisition d’un seul objet, voici le principe …


Prenons un exemple : « vendre à une famille un vélo pour leur fils de 7 ans » ou proposer « d’accompagner leur chérubin dans son activité sportive au fil des jours » … c’est tout un univers de services qui sépare ses deux actes : outils de prévention, vélo adapté, découvertes, conseils, tests, stages, reprises, spécialisation, sav…etc. la liste est longue des services à lui proposer…



✔️ Pour la marque, c’est la garantie d’une relation privilégiée de long terme avec son client chéri (qui, il faut l’avouer, lui est un peu infidèle en ce moment)💓


✔️ Pour la planète 🌎, c’est à coup sûr la garantie que le produit aura une durée de vie allongée et peut être la chance d’être adopté par plusieurs propriétaires tout au long de son cycle de vie (Reemploi & recyclage).


  1. mais alors pourquoi ces projets ne se développent pas en quantité plus importante chez les retailers, si les bénéfices sont si importants ?

⚠️il faut avouer que ce modèle économique est une vrai révolution pour le retail mais engendre concrètement de nouvelles contraintes :

. besoin de trésorerie pour amortir contraire aux bases même du retail

. suivi des clients mauvais payeurs,

. . difficulté à caler les prix au démarrage et la rentabilité,

. besoin de datas importants,

. . mise en place d’une chaîne de reverse Logistic efficiente,

. multiplication des voies d’écoulement des produits usagés,

. R&D conséquente sur la valorisation du recyclage…

Tout cela nécessite de nouveaux process opérationnels et de la vraie « dentelle », difficile à intégrer dans des organisations de « masse » établies depuis longtemps.


Aussi, je suis heureuse de voir que le projet DÉCATHLON présente un bilan profitable » : enfin, un retailer trouve la voie et le modèle. Espérons qu’à grande échelle, cela sera aussi profitable ..



  1. alors et demain?


Pour ma part, je mise sur cette économie à 10 ou 20 ans ( bien sur, si le dérèglement climatique n’a pas perturbé nos sociétés au point de les effondrer) et je parie même que dans certains secteurs, elle deviendra la règle : mais pourquoi ?



PÉNURIE! Comme le précise Emmanuel Hache, économiste - prospectiviste à l’IFP Énergies nouvelles «  finalement, le XXIeme siècle sera un siècle porté par la problématique des matières premières et par la complexification et la globalisation des rapports économiques et géopolitiques entre les différents acteurs. »


Prenons l’exemple du lithium, dont la production sera multipliée par six d’ici 2030, sujet de tensions géopolitiques et dont la pénurie risque de bloquer le développement des objets avec batterie…


D’ici là, gageons que les process de recyclage se seront développés. Aussi, Les producteurs ou retailers trouveront peut être dans les produits usagés les approvisionnements nécessaires à leur besoin : détenir le déchet et le récupérer deviendra une nécessité au maintien du modèle économique des retailers et permettra de contrecarrer les enjeux géopolitiques ou la pénurie liés à l’approvisionnement des composants.


Demain, nos déchets seront nos futures mines urbaines



L’avenir nous le dira …

À suivre



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